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Essais sur les variétés de betteraves fourragères

Essais sur les variétés de betteraves fourragères.

La teneur en matière sèche des betteraves fourragères est à considérer pour l’alimentation des animaux.
La teneur en matière sèche des betteraves fourragères est à considérer pour l’alimentation des animaux.
© Sophie Bourgeois


La betterave fourragère a le vent en poupe comme l’indique l’augmentation de plus de 20 % des surfaces implantées en France au cours de ces cinq dernières années. Dans ce contexte, l’ADBFM (Association pour le développement de la betterave fourragère monogerme*) a doublé son réseau d’essais, qui lui permet d’évaluer, chaque année, les variétés de betteraves fourragères.
Huit essais, avec un protocole commun, ont été mis en place dans le Calvados, l’Ille-et-Vilaine, la Seine-Maritime, le Nord, le Morbihan, le Finistère, ainsi que dans l’Aisne et le Loiret pour les zones touchées par la rhizomanie. Chaque essai comporte les mêmes variétés et suit un dispositif à quatre répétitions.
Certaines zones ont connu cette année des conditions délicates aux semis. Froid persistant, sécheresse et la présence d’insectes ont parfois perturbé les levées. Dans ces conditions, notre regroupement n’a pu être réalisé que sur les quatre essais les plus homogènes, dont la moyenne de rendements se trouve supérieure à 110 tonnes de racines par hectare. La betterave fourragère est, en effet, une espèce rustique qui, encore cette année, a su compenser les impacts des caprices du climat.
Mais la betterave fourragère est surtout extrêmement productive, comme l’indiquent les résultats des essais cette année. En moyenne, les vingt variétés testées ont permis de produire plus de 19,6 tonnes de matière sèche par hectare, soit plus de 22 000 UF/ha (pour une valeur de 1,15 UF par kg de matière sèche).

Travail de sélection
Ces résultats s’expliquent en partie par le travail de la sélection, qui permet un progrès génétique continu. La teneur en matière sèche est l’un des axes d’amélioration travaillés par les sélectionneurs. Il a conduit à l’apparition d’une nouvelle catégorie de betteraves fourragères très riches en matière sèche. L’ADBFM a donc fait évoluer la présentation des résultats de ses essais pour tenir compte de cette nouvelle catégorie. Ainsi, dans le graphique et le tableau (cf. ci-dessous), vous pourrez trouver trois types de betteraves fourragères.
Le premier type «moyennement riche en MS» : ce sont des betteraves polyvalentes pouvant être pâturées, distribuées entières ou en morceaux aux animaux. Le second type, «riche en MS» correspond aux betteraves plus productives (MS/ha), et qui se conservent mieux. Il est préférable de ne pas les donner entières aux animaux. Le troisième type, «très riche en MS», qui concerne les nouvelles variétés les plus productives en termes de matière sèche par hectare. Leur teneur élevée en sucres solubles, dont le saccharose, limite leur utilisation à des rations bien adaptées.
Un autre axe d’amélioration est travaillé par la sélection. Il s’agit de la tolérance aux maladies. De plus en plus de variétés de betteraves fourragères présentent des tolérances au rhizoctone brun et à la rhizomanie, deux maladies pour lesquelles le seul moyen de lutte est ce caractère apporté par la génétique. Concernant la rhizomanie, les observations dans le réseau d’essais confirment les performances des variétés tolérantes dans les parcelles touchées par ce parasite. Avec une pression modérée, les variétés tolérantes présentent des rendements améliorés de 19 % (essai dans le Loiret). En condition de forte pression (essai dans l’Aisne) les rendements des variétés tolérantes sont plus de deux fois supérieurs à ceux des variétés sensibles.

*L’Association pour le développement de la betterave fourragère monogerme regroupe tous les établissements semenciers concernés par cette espèce. Elle réalise chaque année ses essais en collaboration avec l’Institut technique de la betterave (ITB) et le Gnis.

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