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Renouvellement des générations
Le Royaume-Uni veut mettre les agriculteurs âgés à la retraite

De l'autre côté de la Manche, l’âge moyen des agriculteurs est actuellement de 59 ans, mais 40 % des exploitants ont même plus de 65 ans.

Retraite des agriculteurs
En facilitant l’arrivée des jeunes, le gouvernement de Boris Johnson souhaite encourager une exploitation des terres plus protectrice de l’environnement.
© Pixabay

Le gouvernement britannique veut inciter les agriculteurs à cesser plus tôt leur activité. Il réfléchit à la mise en place d’une indemnité payée à l’hectare et pouvant aller jusqu’à 100 000 £ (115 000 €). Cependant la prime moyenne serait de l’ordre de 50 000 £ (57 500 €). En accélérant le départ des anciens et en facilitant l’arrivée des jeunes le gouvernement souhaite encourager une exploitation des terres plus protectrice de l’environnement. Le syndicalisme agricole britannique et la Tenant farmers Association, représentant les fermiers d’Angleterre et du Pays de Galles soutiennent ce projet qui permet une transition correcte entre générations d’agriculteurs.

George Eustice, le secrétaire d’Etat à l’Environnement, à l’Agriculture et aux Affaires rurales du Gouvernement Johnson, constate que les anciens sont plus réticents aux initiatives vertes et c’est l’une des raisons pour lesquelles il souhaite accélérer le renouvellement des générations. Les jeunes étant plus sensibles à l’environnement. Sans soutien ces générations seraient condamnées à s’accrocher à leurs terres, estime-t-il. L’âge moyen des agriculteurs est en effet actuellement de 59 ans, mais 40 % des exploitants ont même plus de 65 ans.

Une refonte des aides

Depuis le Brexit, le gouvernement britannique revoit totalement ses soutiens à l’agriculture. Il estime notamment que les agriculteurs doivent toucher plus pour des prestations à la collectivité, comme par exemple la protection contre les inondations et la biodiversité et le stockage du CO2. Ainsi, les aides directes à la surface seront progressivement supprimées, à partir de 2024 pour s’éteindre en 2028. Aujourd’hui elles représentent 61 % du revenu des agriculteurs. Si ce changement intervient, il ne manquera pas de provoquer un effondrement du revenu agricole, les prestations prévues seront loin de remplacer en totalité des aides dont bénéficient les agriculteurs actuellement.

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