Blés : des rendements variant du simple au double
La moisson des escourgeons est aujourd’hui terminée, celle du colza et des blés se poursuit. De manière générale, les résultats sont assez bons, même si on relève de grandes inégalités dans les blés.

Les pluies du début de la semaine dernière n’auront pas bien duré longtemps. De quoi faire ressortir les moissonneuses-batteuses, dès la fin de semaine, dans l’est du département et un peu plus tard au nord et à l’ouest. Mais, de manière générale, dès mardi après-midi, que ce soit à l’est, au nord, au sud ou encore à l’ouest du département, tous moissonnaient colza, blé, orge de printemps ou encore des pois.
Belles surprises en colza
Pour les colzas, dont les parcelles, en fonction des variétés implantées, murissent au fil des jours, les récoltes se poursuivent et confirment les tendances annoncées la semaine dernière. A ce jour, «même si certains colzas semblent avoir souffert quelque peu du manque d’eau au printemps, les rendements sont plutôt bons variant entre 30 et 50 qx/ha», dit Frédéric Toullet, responsable des secteurs Est et Sud chez Noriap.
Pour la coopérative agricole Sana Terra, basée dans le Santerre, mais également au nord du département, «les rendements sont très bons, entre 45 à 50 qx/ha, que ce soit dans l’est comme dans le nord du département», expose Jean-François Florin, directeur de la coopérative. Et pour l’ouest du département, là aussi, «les rendements sont bons et de l’ordre de 45 à 50 qx/ha», rapporte David Flavier, directeur de Calipso. Et d’ajouter : «Ce sont dix quintaux au-dessus de la moyenne quinquennale.» Même si, attention, dans l’ouest du département, les surfaces de colza sont fortement en baisse, cette année, au profit des surfaces légumières.
Blés : hétérogénéité
Le blé, céréale reine de la moisson, continue lui aussi d’être fauché. Dans les secteurs sud et est du département, 80 à 85 % des surfaces ont été battues pour Noriap, de même pour Sana Terra dans le Santerre. En termes de quantité, les rendements annoncés vont du simple au double, de 50 à 110 x/ha, mais la moyenne sera aux alentours des 85 qx/ha pour ces secteurs. «L’hétérogénéité des rendements s’explique, en partie, par la faible réserve utile en eau des sols, mais également les dates de semis des blés, qui semblent, cette année, une fois encore, avoir fortement influencé sur les rendements», explique Frédéric Toullet.
Ainsi, un blé semé au 1er octobre réalise approximativement un rendement moyen de 100 qx/ha, 85 qx/ha pour un blé semé au 1er novembre et 70 qx/ha pour un blé semé au 1er décembre. En effet, plus les blés étaient semés tard, plus ces derniers ont souffert du manque d’eau au printemps. A cela s’ajoute l’effet du précédent betterave à terres égales, mais aussi l’hétérogénéité des terres. On note, par exemple, un différentiel de 20 qx/ha entre les petites terres et les bonnes terres.
Dans l’ouest et le nord du département, la moisson des blés a, quant à elle, débuté mardi après-midi. Ainsi, mercredi matin, 15 à 20 % des surfaces avaient été battues. Là aussi, les rendements sont très hétérogènes, compris entre 70 et 110 qx/ha, à ce jour.
Concernant la qualité des blés récoltés, l’ensemble des organismes de stockage s’accordent pour dire que celle-ci est très bonne avec un bon poids spécifique (80 kilos par hectolitre en moyenne) et «une teneur en protéines plutôt bien au vu des rendement obtenus», dit David Flavier. Celle-ci se situerait au-delà de 11.
Début de la récolte des orges de printemps
La récolte des orges de printemps a, elle aussi, débuté ce week-end. «35 % des surfaces ont été fauchées», déclare Frédéric Toullet. Comme pour les blés, les rendements vont du simple au double, soit entre 40 et 80 qx/ha. Et concernant la qualité, Jean-François Florin relève un seul bémol, celui de la teneur en protéines, qui aujourd’hui est assez élevée. Bref, la moisson continue de battre son plein et apporte son lot de surprises.