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Le Gipt alerte à la baisse des surfaces de pommes de terre féculières

Les emblavement de pommes de terre féculières descendraient à moins de 20 000 ha en 2014.

La pomme de terre de fécule, une culture de diversification dans l’assolement, risque de décliner, conséquence du découplage des aides. Le Gipt (Groupement national interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre) a signalé, lors de son assemblée générale le 17 décembre, que les emblavements pour 2014 descendraient à 17 400 hectares, contre 20 300 en 2013.
Les aides à la pomme de terre de fécule qui s'élevaient à 35 millions d’euros avant le début du découplage en 2006, sont passées à 21 millions d’euros après 2006, puis ont disparu sous leur forme couplée en 2011. Les surfaces se sont maintenues pendant deux ans car les producteurs coopérateurs sont dans l’ensemble restés dans le cadre de leurs engagements, mais la tendance commence à s’infléchir. 17 000 hectares pour la pomme de terre féculière «c'est peut-être un seuil critique», a rappelé Marie-Laure Empinet, porte-parole du grou­pe Roquet­te.
Si le repli des surfaces se poursuit, «le risque de ne pas disposer d’un approvisionnement suffisant pour les deux usines françaises viendrait stopper net l’ensemble des investissements déjà réalisés pour développer de nouveaux débouchés à plus forte valeur ajoutée pour la fécule : applications en industries alimentaires et en chimie du végétal», a cité Pascal Foy, le président du Gipt. Ce serait, a-t-il estimé, à la fois une perte de débouché pour l’agriculture et une perte pour l’industrie.

La fécule pour l’alimentation humaine
Espérant peu de soutien du côté des pouvoirs publics via les aides couplées, les industriels cherchent des axes de valorisation de la fécule dans les filières alimentaires. La fécule a, par exemple, des propriétés particulières de viscosité et de pureté pour la fabrication des nouilles asiatiques, que n’a pas son concurrent l’amidon de blé et de maïs.
Le débouché alimentaire est plus rémunérateur que celui de la papeterie-cartonnerie. Déjà, 67% de la fécule native sont destinés aux industries agroalimentaires et 30% à la papeterie-cartonnerie. Le rapport était in­ver­sé il y a cinq ans, a rappelé le Gipt.

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