Travaux de rénovation des bâtiments au Paraclet
Comme elle s’y était engagée, la Région Hauts-de-France
a engagé les premiers travaux de rénovation des bâtiments du lycée agricole.

Douches et sanitaires en piteux état, murs et plafonds défraîchis, carrelages cassés, installations électriques pas aux normes, absence de sécurisation des accès, pas de chauffage dans la halle de machinisme, escalier du bâtiment CDI/CDR hors d’usage, et condamnant l’accès à certaines salles, etc. Un tableau peu amène, notamment du bâtiment principal, qui abrite salles de classe et internat du lycée agricole Le Paraclet.
Un état des lieux constaté reconnu par la Région, qui décide, après plusieurs rencontres et déplacements sur place, d’acter des travaux pour juin 2017. Mais la Région fait volte-face en janvier 2017, en revenant sur son engagement. La suite ? Une manifestation, le 7 avril dernier, des élèves et des professeurs pour réclamer des travaux d’urgence en juin comme prévu. Nouveau revirement de la Région : elle donne enfin son feu vert.
Travaux réalisés
Une fois la fin de l’année arrivée, le 21 juin dernier, les premiers travaux sont engagés. Priorité des priorités : l’internat du bâtiment principal. Des prises électriques supplémentaires sont installées dans quelques chambres. Les installations vétustes ou hors service (siphons, robinets, douches, lavabos, etc.) sont remplacées et des bandeaux «miroir» posés.
A la suite d’un sinistre en novembre 2016, l’escaler du bâtiment CDI/CDR, en béton armé, est hors d’usage. Conséquence : les salles de classe situées à l’étage sont inutilisables, faute d’accès de secours si un incendie se déclenche. Cinq jours de travaux sont nécessaires pour démolir la structure au marteau-piqueur, avant de la remplacer par un escalier sur-mesure en aluminium et bois. Ne reste plus qu’un coup de peinture à l’intérieur du bâtiment. Une nouvelle dalle est posée, ainsi que du carrelage.
Côté résidences étudiantes, à Fautimon, une nouvelle centrale incendie est installée à l’internat, ainsi que des lampes «flashs» pour l’accessibilité aux handicapés. En matière de risque incendie, le Château a été équipé de quatre nouvelles sirènes et d’un boîtier bris de glace. Les bâtiments ont aussi fait l’objet d’un nettoyage des toitures et des chénaux.
Côté salles de classes, deux salles ont été rénovées : l’une à Moisson, l’autre Corinne Seguin, avec pour cette dernière, un espace prévu pour un vestiaire.
Pour ce qui est de la voirie, le bitume a été complètement refait dans l’entrée principale, ainsi que devant la zone du service de restauration, sur le chemin qui relie le parking Fautimon au bâtiment Moisson, sur l’allée reliant Fautimon à Moisson et à l’entrée du parking du CFPPA. Quant aux nids de poule, ils ont été comblés.
Dans cette liste à la Prévert, manque aussi les travaux sur les portails d’entrée au lycée. Ces derniers ne se ferment plus depuis sept ans. Or, dans le cadre du Plan Vigipirate, c’est tout sauf conforme. Aussi des portails coulissants vont-ils être installés. Il faudra donc désormais sonner pour pouvoir entrer. Une décision applaudie par les élèves de première et de terminale lors de la réunion de rentrée qui leur était consacrée ce lundi.
Ce qui reste à faire
Outre la poursuite des installations des portails, des tourniquets et de la vidéosurveillance, des sirènes PPMS seront installées par la suite, ainsi que leur programmation informatique. Une centrale incendie sera installée à la résidence Magneux.
Pour l’atelier machinisme, il sera équipé de luminaires, de nouvelles dalles et, surtout, sa mise aux normes électriques sera effectuée. Le chauffage, inexistant pour l’heure, sera au programme ultérieurement.
L’établissement devant être équipée de la fibre optique, un passage par voie souterraine sera fait. Au programme aussi : le plafond de la salle de cours Gemeau et l’isolation des pignons de la résidence Magneux.
Reste que si les travaux d’urgence ont permis d’offrir des conditions de vie acceptables aux jeunes fréquentant l’établissement, la rénovation complète du bâtiment principal s’imposera. «Il est toujours prévu de gros travaux de restructuration de ce bâtiment. On attend le vote du Plan pluriannuel d’investissement, qui sera voté par la Région en octobre prochain, pour savoir si cela sera au programme», précise Marie-Odile Souplet, directrice du Paraclet. Deux ans de travaux seront nécessaires pour mener à bien la tâche. La Région ira-t-elle jusqu’au bout Réponse en octobre.
Le nouveau projet d’exploitation du Paraclet
Avec l’arrêt de l’atelier lait, le lycée a décidé de lancer un nouveau projet : le doublement du cheptel de vaches et la création d’un atelier de poules pondeuses.
Ce double projet a été voté le 3 juillet dernier en conseil d’administration du lycée. Comme pour la rénovation du bâtiment principal de l’établissement scolaire (cf. ci-dessus), le lycée devra attendre le vote du Plan pluriannuel d’investissement pour savoir si les financements sont actés.
Ce n’est qu’alors que des travaux seront entrepris. Montant des investissements ? Autour de 200 000 EUROS pour le doublement du cheptel de vaches allaitantes et entre 450 000 EUROS et 700 000 EUROS pour l’atelier de poules pondeuses en plein air. En attendant la réponse de la Région, la réflexion se poursuit autour de ces deux projets.
Dans tous les cas, concernant le projet des vaches allaitantes, l’arrêt de l’élevage laitier impose de compenser la perte de la viande de veau. La solution, pour l’heure, serait dans le doublement du cheptel, soit de quinze à trente mères, et soit avec ou sans la race nantaise, celle qui est présente actuellement sur l’exploitation du Paraclet. Dans tous les cas, quelle que soit la race retenue, le bâtiment d’élevage sera exigu avec le doublement du cheptel. L’idée est donc de construire un nouveau bâtiment à côté du centre équestre, ce qui est prévu dans le Plan local d’urbanisme de la commune de Cottenchy.
Pour le projet d’un atelier de poules pondeuses en plein air, différents scénarios ont été étudiés. En se basant sur un cycle de production de 63 semaines, dont 28 jours de vide sanitaire, des estimations économiques ont été réalisées pour un atelier de 9 000 poules pondeuses en plein air, puis un atelier de 12 000 poles, et un dernier de 40 000 poules. La formule la plus intéressante serait celle d’un atelier de 12 000 poules, mais rien n’est encore tranché.