Faits divers
Une coopérative d’éleveurs porcins attaquée par un groupuscule baptisé « Frites »
L’incendie des locaux de la coopérative Evel’Up survenu dans le Finistère le 24 janvier a été revendiqué par un groupe d’activistes qui se fait baptiser Forces Révolutionnaires Intergalactiques et Territoriales En Sauce (Frites).
L’incendie des locaux de la coopérative Evel’Up survenu dans le Finistère le 24 janvier a été revendiqué par un groupe d’activistes qui se fait baptiser Forces Révolutionnaires Intergalactiques et Territoriales En Sauce (Frites).

Un obscur groupe autoproclamé « Forces Révolutionnaires Intergalactiques et Territoriales En Sauce (FRITES) » a revendiqué le 27 janvier l’incendie du siège social de la coopérative d’éleveurs de porcs Evel’Up à Plouédern (Finistère). Le feu que l’on sait d’origine criminelle depuis cette revendication, s’est déclaré le samedi 24 vers 4h du matin, par « des activistes » qui auraient « fracturé des vitrages », puis introduit des « engins incendiaires dans le bâtiment principal » avant d'être mis en fuite par les alarmes, indique un communiqué de la coopérative.
Le courrier de revendication intitulé « Soirée FRITES chez Evel'Up » accuse Evel'Up d'aller « à l'encontre des intérêts du monde paysan », affirmant que la coopérative « participe à (...) un modèle agricole où un paysan se suicide tous les jours ». La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a exprimé sa « solidarité » avec la coopérative et indiqué sur son compte X que de tels « actes de violence sont inacceptables et doivent être fermement réprimés ».
Mardi 28 janvier, c’est la Coopération agricole qui a condamné l’incendie de la coopérative Evel’up en demandant que « toute la lumière soit faite et les auteurs de ces exactions sévèrement condamnés ». « S’attaquer ainsi à l’outil de production des agriculteurs est intolérable », écrit l’organisation dans un communiqué.
Les premières constatations estiment les dégâts à plusieurs centaines de milliers d'euros. La coopérative regroupe 680 éleveurs et emploie 116 personnes. Les éleveurs et les employés se sont dit « choqués par une telle violence ».