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Amexa : 1er forum agroéquipement

A une semaine du premier forum de l’agroéquipement à Dunkerque, Alain Savary, directeur d’Axema, syndicat professionnel des industriels de l’agroéquipement, nous en dit plus sur cet événement et sur les perspectives pour le secteur.

Alain Savary : «Il nous faut imaginer comment seront les machines, comment elles seront vendues et comment 
elles seront utilisées.»
Alain Savary : «Il nous faut imaginer comment seront les machines, comment elles seront vendues et comment
elles seront utilisées.»
© Axema


Pourquoi avez-vous décidé d’organiser un événement autour de l’agroéquipement sous la forme d’un forum ?

Depuis plusieurs années, l’agroéquipement a pour habitude d’organiser tous les ans un événement uniquement réservé aux professionnels du secteur. Cette année est née la volonté de faire autrement avec un événement plus ouvert. Concessionnaires et constructeurs ont réfléchi à la possibilité d’aller à la rencontre des clients et des usagers finaux que sont les agriculteurs, les entreprises de travaux agricoles (ETA) et les Cuma. D’où l’idée d’un rassemblement à travers un forum où chacun pourra s’exprimer en son nom pour partager sa vision des choses et, à l’inverse, écouter les autres parties prenantes. Il n’y aura pas de conclusions ou d’orientations particulières à la fin de cette rencontre. Ce n’est pas l’objectif.

Pourquoi avez-vous choisi le thème du cofarming ?
Ce thème est au cœur de l’évolution de l’agriculture. Les solutions aux défis qui se posent seront surtout collectives et transversales. La vision très verticale des filières agricoles ne sera peut-être plus d’actualité demain et le secteur du machinisme doit aussi s’ouvrir à l’ensemble des agricultures et des agriculteurs. Il nous faut imaginer comment seront les machines, comment elles seront vendues et comment elles seront utilisées. Ce sont des questions que les industriels doivent se poser.

Le cofarming passe notamment par du partage de matériel, qui pourrait se traduire par moins d’investissement. N’est-ce pas une évolution risquée pour le secteur de l’agroéquipement et comment peut-il s’adapter ?
C’est un défi pour les constructeurs. Les machines sont conçues en fonction de l’intensité de l’usage qui en sera fait. En effet, on sait que, pour un même matériel, il sera utilisé trois ou quatre fois plus par une ETA que par un agriculteur. Pour ce qui est du cofarming, il aura peut-être des conséquences négatives sur les ventes de machines, mais cela pourra être compensé par des investissements dans du matériel plus robuste avec un niveau de qualité, de technicité et de services plus grand.

Malgré le développement du partage de matériel, les agriculteurs restent-ils attachés à leur matériel ?
Je reste étonné de voir que les jeunes agriculteurs sont encore très nombreux à venir dans les Salons découvrir les machines agricoles. La dimension ludique et la passion vis-à-vis du matériel reste forte. En réalité, concernant le partage de matériel, certains s’y prêtent plus que d’autres. L’attachement au matériel va rester, mais ce sont les formes d’utilisation qui vont évoluer.

Comment se porte le marché de l’agroéquipement et quelles sont les perspectives de développement ?
En 2017, le marché français de l’agroéquipement représente 5,1 milliards d’euros (marché neuf), soit une hausse de 1 % par rapport à 2016. En 2018, la hausse pourrait être de 5 % à 5,3 milliards d’euros. Cette tendance survient après trois années de baisse assez importante. En 2013, le marché atteignait près de 6,5 milliards d’euros, et il est descendu sous la barre des 5 milliards en 2016.
Le marché européen est encore le premier marché mondial, mais la Chine est en très forte croissance. Elle pourrait devenir le premier marché d’ici trois ou cinq ans.
Cette zone se caractérise par des premiers équipements d’agriculteurs qui n’étaient pas encore mécanisés. L’Amérique du Sud est aussi en croissance. La grande inconnue reste le continent africain. En Europe et en Amérique du Nord, la tendance est au renouvellement avec des machines plus équipées sur le plan technologique.

Pouvez-vous nous rappeler ce qu’est l’Axema et quelles sont ses missions ?
L’Axema est l’organisation professionnelle représentative des constructeurs français et internationaux de matériels des différentes filières agricoles, animales et végétales, et du secteur de l’entretien des espaces verts. Elle regroupe des entreprises de la conception, de la fabrication ou encore de l’import-export.
Nous avons plusieurs missions. Celle d’abord d’analyser les évolutions réglementaires concernant la conception et l’utilisation des machines pour en informer nos adhérents. Ensuite, nous publions annuellement des rapports économiques concernant l’évolution du secteur, en se basant notamment sur les immatriculations de nouveaux matériels. Nous menons aussi des réflexions sur les parcours de formations à mettre en œuvre dans nos métiers. Le but est de mieux faire connaître notre secteur aux jeunes. Nous avons un rôle auprès de nos adhérents pour les accompagner à l’international. En partenariat avec Business France, nous emmenons régulièrement des entreprises à la découverte de marchés étrangers. Enfin, nous sommes propriétaires de la marque Sima. A ce titre, nous exploitons, en partenariat avec le groupe Comexposium, les Salons Sima (Mondial des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage) et Sitevi (Salon international pour la filière vigne-vin, fruits et légumes, oléiculture). Ces formats s’exportent à l’étranger, comme cette année à Bangkok, en Thaïlande, ou à Alger.

Chiffres

385 entreprises (constructeurs et importateurs)
4,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires
71 % de la production exportée

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