Aller au contenu principal

Politique
Au Sénat, la majorité appelle à « revenir aux origines » de la PAC

En allant dans le sens des revendications exprimées par la profession agricole fin de semaine dernière au sujet de la réforme de la PAC, Bruno Retailleau, le chef de file des sénateurs LR, veut éviter que l’agriculture française plonge dans la dépendance subie par le secteur de la santé.

Bruno Retailleau
Pour le président du groupe LR au Sénat, « la crise sanitaire a montré à quel point il est important d’être maître de sa production. Les agriculteurs nourrissent les Français et assurent notre souveraineté alimentaire : c’est un bien précieux qu’il faut préserver ».
© Sénat

La mobilisation des agriculteurs du grand bassin parisien, vendredi 2 avril, a trouvé un écho favorable en haut-lieu avec la réaction du président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau en fin d’après-midi. Dans un communiqué, le sénateur de Vendée a en effet appelé le gouvernement à « revenir aux origines de la PAC » et « lui redonner son sens ». Mais au préalable, de quoi parle-t-on quand on évoque ces « origines » ?

Une future PAC éloignée de ses origines ?

Mise en œuvre pour la première fois en 1962, la PAC a été créée dans le but de répondre à différents objectifs complémentaires : accroître la productivité de l’agriculture, assurer un niveau de vie équitable à la population agricole, stabiliser les marchés, garantir la sécurité des approvisionnements ou encore assurer des prix raisonnables aux consommateurs. Au fil des réformes successives, un sentiment a commencé par gagner la profession agricole : celui que la PAC s’est éloignée peu à peu de ces objectifs originels.

Aujourd’hui plus qu’hier, alors que la future PAC qui s’appliquera à partir de 2023 semble prendre un tournant « plus vert » au regard des orientations inscrites dans le Plan stratégique national (PSN), nombre d’éléments contribuent à renforcer ce sentiment d’éloignement. Or, pour Bruno Retailleau, qui le rappelle dans son communiqué, la PAC doit « permettre à chaque agriculteur de gagner correctement sa vie ». Après avoir, comme on peut s’en douter, écouté les revendications de la profession agricole exprimées depuis le matin, le sénateur vendéen partage avec elle le constat d’un « échec de la loi Egalim » et craint que la réforme de la PAC telle qu’elle est engagée ne vienne « fragiliser encore un peu plus certaines productions et porter un coup au revenu très faible des agriculteurs ».

Question de souveraineté alimentaire

Pour le président du groupe LR au Sénat, « la crise sanitaire a montré à quel point il est important d’être maître de sa production. Les agriculteurs nourrissent les Français et assurent notre souveraineté alimentaire : c’est un bien précieux qu’il faut préserver ». Or, redoute-il, « à une baisse des crédits européens, la France va ajouter des conditions d’attribution contraignantes, des normes nouvelles que d’autres pays européens se garderont bien de mettre en œuvre préférant favoriser leur compétitivité : voilà ce qui attend l’agriculture française. Le résultat, c’est qu’une fois encore la technocratie va porter un rude coup aux revenus d’une grande partie de ceux qui nous nourrissent et va les laisser, sans compensation suffisante, en concurrence avec des producteurs européens et mondiaux qui produisent à bas coût ». 

En guise de conclusion, Bruno Retailleau ose le parallèle avec la gestion de la crise liée à la Covid-19, s’appuyant sur le déploiement de la campagne de prévention par la vaccination : « Nous sommes devenus totalement dépendants des autres pour ce qui concerne la production de médicaments. Tout cela est fou (…) Ne répétons cette erreur pour l’agriculture ».  

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

La préparation du sol représente une étape essentielle de la conduite de la culture.
Pourquoi il ne faut pas être trop pressé pour semer le lin

Arvalis recommande d’attendre des conditions sèches et réchauffées pour favoriser une levée homogène et limiter le risque d’…

Johan Boudinel, un samarien champion du monde de boucherie

Johan Boudinel, artisan-boucher d’Arrest, fait partie de l’équipe de France de boucherie qui a décroché le titre de championne…

lin France 5
"Le lin, ce trésor français" sur France 5 ce soir

La chaîne France 5 diffuse ce mardi 1er avril en soirée (21h05) un documentaire consacré à la culture et à la valorisation du…

Les semis d’orge de printemps et de pois sont réalisables jusque fin mars.
La plaine s’adapte aux réductions de surfaces de légumes et de betteraves

Avec le retour des beaux jours, les semoirs sont de sortie dans la Somme. Cette année est un peu différente, avec un…

Laurent Degenne OPA Chambre d'agriculture Hauts-de-France
Laurent Degenne reconduit à la présidence de la Chambre régionale d'agriculture Hauts-de-France

Président de la Chambre régionale depuis 2022, le samarien Laurent Degenne bénéficie une nouvelle fois de la confiance des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde