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Betteraves
Cristal Union revient sur son prix de 30 € pour 2022-2023

Contrairement à ce que le groupe coopératif avait annoncé en décembre dernier, le prix de la tonne de la prochaine campagne ne sera pas de 30 €/t mais pourrait, à la satisfaction des planteurs, s’afficher à un niveau supérieur. 

Des comptes «dans le vert», des performances industrielles y compris sur le site de Sainte-Émilie (80), des perspectives de marché intéressantes tant pour le sucre que pour l’éthanol et un contexte d’augmentation des coûts de production qui oblige. Voilà au moins quatre (bonnes) raisons qui conduisent la coopérative Cristal Union à revoir à la hausse le prix de la tonne de betteraves qui sera payé lors de la prochaine campagne à ses adhérents. Selon toute vraisemblance, il devrait dépasser les 30 €/t. Cette annonce, c’est son président, Olivier de Bohan qui l’a faite, entouré de l’équipe de direction lors de l’assemblée générale de la section Sainte-Émilie de la coopérative, le 4 mai dernier, à Péronne. 

 

29,37 €/t pour la récolte 2021 

En ce qui concerne la récolte 2021-2022, le prix de la tonne de betterave à 16 s’établit pour Cristal Union à 29,37 €, «ce qui est supérieur de 4 €/t au prix de l’année précédente», a souligné la direction de la coopérative. Pour Jérôme Fourdinier, président de la section Sainte-Émilie, «c’est un prix que l’on n’avait pas connu depuis longtemps…» Mais pour Olivier de Bohan, si le chiffre est «bon», il aurait pu être supérieur (!) : «Depuis l’an dernier, les comptes repassent au vert et cela se confirme cette année. Cela est dû à la restructuration que nous avions engagé ainsi qu’à un effet de marché. Certaines décisions n’ont pas été faciles à prendre et à cela, il faut ajouter des accidents de campagne.» Ces accidents, ce sont d’abord l’épisode de gel qui a frappé plusieurs régions au moment des premières levées, puis «l’affaire Adama» avec la mise sur le marché par le fabricant et l’utilisation par des agriculteurs de plusieurs lots de désherbant non-conforme. «Deux tiers des agriculteurs concernés par l’affaire Adama sont chez Cristal Union, a souligné M. de Bohan. L’impact pour nous a été important puisque cela représente un manque de 75 000 t de sucre. Si nous avions eu ce volume, nos performances seraient encore meilleures, surtout dans un contexte haussier.»

 

Maintenir une attractivité

Qu’en sera-t-il du prix pour la campagne 2022 ? Alors qu’en mars dernier une entreprise concurrente a annoncé garantir un prix de 35,50 €/t, chez Cristal Union, pas question de céder à l’euphorie : «Il n’est jamais simple d’annoncer un prix trop tôt, estime Olivier de Bohan. Le risque d’être trop optimiste, c’est de ne pas tenir l’engagement et de faire des déçus». Dépasser les 30 €/t semble tout à fait dans les cordes de l’entreprise. «En décembre 2021, quand nous avions annoncé 28 €, nous avions en tête le chiffre de 30 €. Aujourd’hui, nous avons des raisons de penser que ce sera bien plus», affirme le président de Cristal Union. Et ce dernier de vouloir également «tenir compte de la hausse des charges sur nos exploitations». 

Pour Jérôme Fourdinier, une chose est sûre : «La betterave doit rester une culture attractive financièrement. On peut en faire plein de choses, mais il faut aussi qu’elle rapporte à l’agriculteur et je fais confiance à nos équipes pour qu’ils en tirent la meilleure valorisation», a-t-il déclaré en guise de conclusion. 

 

Olivier de Bohan se méfie du projet rouennais d’AKS

Depuis l’annonce d’un projet d’implantation d’une sucrerie sur le port de Rouen, il y a ceux qui ont pris le parti d’en rire, ceux qui attendent et veulent voir («wait and see») ou encore ceux qui critiquent ouvertement la faisabilité du projet. Président du groupe coopératif Cristal Union, Olivier de Bohan fait partie de ces derniers. «Il ne faut pas négliger le projet, mais on les connait…», a-t-il déclaré le 4 avril à Péronne en référence au groupe sucrier AKS à l’initiative du projet rouennais. «Ils n’en sont pas à leur premier essai. Il y a eu une tentative en Espagne qui n’a pas abouti. En Grande-Bretagne, un projet a été abandonné parce qu’il n’était pas assez subventionné… Aujourd’hui, on regarde ce qu’ils veulent faire en France, mais il va falloir qu’ils précisent comment ils veulent s’y prendre parce que s’il s’agit seulement de faire de l’export, ça ne marchera pas !» Interrogé par le ministère de l’Agriculture sur ce projet, Olivier de Bohan a défendu l’idée selon laquelle «il n’est pas acceptable que ce projet qui va créer 350 emplois soit subventionné par l’État si c’est pour détruire 500 emplois ailleurs». 
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