La CGB appelle à manifester contre Saint Louis Sucre à Paris
Le 7 mai, de 10h à 13h, la CGB appelle les betteraviers à se rassembler devant l’ambassade d’Allemagne pour mettre la pression sur le groupe Südzucker.
Ils avaient prévenu : les betteraviers de Saint Louis Sucre, filiale de Südzucker, ne lâcheront pas la pression contre les mesures de fermeture des sites sucriers en France, notamment celui d’Eppeville, dans la Somme. Après plusieurs manifestations, à Cagny, Eppeville et Roye, la CGB Somme appelle les planteurs à se retrouver devant l’ambassade d’Allemagne, mardi 7 mai, à Paris, pour se faire entendre.
«Par ce rassemblement, et en pleine campagne des élections européennes, nous voulons dire que nous sommes pour une Europe juste et constructive, et non pour une Europe où tous les coups sont permis entre Etats membres, tant sur des décisions unilatérales de fermetures d’usines, que sur des pratiques commerciales discordantes entre planteurs au sein d’un même groupe», insiste Dominique Fievez, président de la CGB Somme.
C’est pourquoi le syndicat, avec les planteurs des quatre usines françaises de Saint Louis Sucre, la FNSEA et les JA des six départements concernés, appellent à se rassembler devant l’ambassade d’Allemagne. «Cette manifestation s’adresse également, et bien naturellement, à tous les salariés de Saint Louis Sucre, ainsi qu’à nos élus politiques qui nous soutiennent depuis le début sur notre dossier, et que nous remercions d’ailleurs», ajoute le président de la CGB Somme. Si la mobilisation se poursuit, il y a une bonne raison à cela. En effet, Saint Louis Sucre ne déroge pas, pour l’heure, au calendrier programmé de son plan de restructuration, annoncé le 14 février dernier, avec notamment depuis début avril, le lancement de son Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Ce PSE devra être clôturé fin juillet entre les salariés et Saint Louis Sucre, puis être déposé et validé ou non, ensuite, par l’administration.
Une réponse inacceptable
Quant à la demande formulée par le syndicat, après la manifestation de Roye, le 5 avril, à savoir le versement d’un nouvel acompte pour la fin du mois d’un montant de 5 €/t de betteraves, pour avoir un prix équivalent à celui que propose la coopérative Cristal Union, la réponse de Saint Louis Sucre est une fin de non-recevoir. En effet, l’industriel aurait répondu au syndicat qu’il a déjà réalisé les meilleurs efforts en termes de trésorerie, et que le prix des betteraves 2018 reflète les marchés dégradés des sucres. Dont acte. Pour le syndicat, «cette réponse est inacceptable». Le bras de fer se poursuit donc. Après Cagny, Eppeville, Mannheim, c’est au tour de Paris de voir défiler les betteraviers en colère.
Des bus seront affrétés au départ de la Somme par la CGB Somme. Pour plus de renseignements, se rapprocher du syndicat, à Amiens. Contacter Jean-Jacques Fatous au 06 89 10 31 70 ou Luc Mignet au 06 89 10 40 03.