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La filière avicole régionale fait barrage à la grippe aviaire

Le Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO) a présenté sa stratégie de lutte contre l’influenza aviaire à Anzin-Saint-Aubin (62).

Philippe Juven, président du CNPO.
Philippe Juven, président du CNPO.
© DR.

Au 1er juillet 2016, sur tout le territoire français, chaque unité de production de volailles devra obligatoirement adopter des mesures supplémentaires de biosécurité et de protection sanitaire des élevages.
Cet arrêté national secondera les actions (vide sanitaire global et repeuplement progressif) déjà mises en place dans la zone touchée par l’influenza aviaire du sud-ouest de la France, avec l’objectif d’éradiquer le virus et de renforcer la confiance aux niveaux européen et international.
Afin de permettre aux éleveurs des Hauts de France d’anticiper et de se préparer au dispositif, le CNPO (interprofession des œufs) a organisé pour la première fois une réunion d’information, le 29 mars, près d’Arras.

Des mesures à venir en zone indemne
Les filières avicoles font face à une épizootie d’influenza aviaire de grande ampleur : 76 foyers hautement pathogènes ont été détectés dans le Sud-Ouest, avec trois souches différentes H5N1/N2/N9, et la zone de restriction couvre désormais quinze départements. Dans les secteurs indemnes, comme le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie, des opérations de surveillance ont été entreprises depuis le début de l’année. «Les contrôles menés dans tous les élevages de sélection et dans un panel d’élevages de multiplication se sont révélés négatifs, indique Eric Fauquembergue, chef du service protection animale à la DDPP 62. Le risque de contamination est assez faible dans la région, qui compte peu de palmipèdes gras, mais on ne doit pas le minimiser.»
Des mesures de prévention pérennes vont donc concerner les élevages de volailles régionaux dès l’été prochain. «Il faut protéger les exploitations de toute entrée potentielle du virus, via l'homme, les transports ou le contact avec d'autres oiseaux», souligne Philippe Juven, président du CNPO. Les principales recommandations seront de travailler en «bande unique», avec un élevage homogène d'animaux vivant ensemble de la naissance à l'abattage, et d’intégrer un sas à l’entrée des unités de production.
«Tous les élevages de poulettes et pondeuses de la région sont concernés», annonce Eric Fauquembergue. Les futures démar­ches vont s’appuyer  sur un Guide de bonnes pratiques d’hygiène (GBPH), adapté aux spécificités des différents types d’élevage, actuellement en cours d’élaboration en concertation avec les professionnels.

Le «passeport de la poule»
Parallèlement au plan d’action national, le CNPO travaille à la création d’une base de données professionnelle pour l’identification des mouvements d’animaux dans les filières avicoles. Ce «passeport de la poule» a pour but «d’assurer la traçabilité́ du poussin à la poule de réforme et de renforcer les connaissances sur la production afin de faire évoluer au mieux la filière», précise Cécile Riffard, secrétaire générale du CNPO. Il s’agira d’un portail web où producteurs, OP et accouveurs pourront déclarer les mouvements de volailles au sein de leur entreprise (type, date, stade et mode de production, transferts, sorties, origines…) et alimenter une base de données nationale. «L’outil doit impliquer davantage les acteurs dans les chaînes de production des filières avicoles», observe Philippe Juven.
Elaboré en partenariat avec les services de l’Etat, il a aussi vocation à simplifier et à dématérialiser certaines tâches administratives. «La déclaration de mise en place (MEP) pourra être directement effectuée sur le portail, puis transmise à l’administration», explique Marie Beuret, en charge du site. Le projet devrait être homologué par le ministère de l’Agriculture en septembre prochain pour une mise en fonctionnement début 2017.
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