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La filière céréalière face à la baisse de propreté des blés

© AAP

«Il y a de plus en plus d’impuretés dans le grain», a souligné Pierre Marteau, directeur technique des Moulins Bourgeois, aux 65e journées techniques de la meunerie et des industries céréalières à Reims. Avec l’évolution des méthodes culturales, la filière fait face à une augmentation et à une diversification des graines étrangères dans les lots de blé. La réduction des intrants déjà engagée et les objectifs du plan Ecophyto 2018 amplifient la tendance. Plusieurs enquêtes quantifient le phénomène.
«L’ergot a éclaté en 2013 sous l’effet des conditions météo, a relevé Emmanuel Perdrix, responsable qualité chez Soufflet Agriculture. Sa présence est favorisée par le non-labour, la réglementation environnementale sur les zones non cultivées. On a communiqué auprès des agriculteurs, ce qui s’est traduit par des labours massifs pour enterrer le sclérote». D’autres sources d’impuretés ont été listées, parmi des graines d’adventices. Cela va au-delà du blé, avec notamment le sarrasin pollué par le datura.

Un intérêt économique encore vague
«De plus en plus d’agriculteurs pratiquent le stockage à la ferme, avec des moyens pas toujours appropriés, a noté Jean-François Guillon, responsable d’exploitation chez InVivo au port de Metz. Cela crée des problèmes d’insectes. On ne sensibilise pas assez les producteurs. Il faudrait bonifier le coût du nettoyage».
Les organismes stockeurs montrent aussi certaines limites. «Notre capacité de réception et de triage est à mettre en parallèle avec la capacité des agriculteurs à récolter, a insisté Emmanuel Perdrix. Avant, la moisson se déroulait en deux mois et demi. En 2012, 70 % de notre collecte était faite au bout d’une vingtaine de jours. Ce qui fait qu’il n’y a pas de tri à réception. Quant au nettoyage, il peut être à saturation car effectué la nuit pour beaucoup de silos, les moyens de manutention étant mobilisés le jour». Aucune étude n’existe en France sur l’intérêt économique du nettoyage. Jean-François Guillon a chiffré son coût à 3 euros la tonne. «Généralement, le coût de réfaction est économiquement plus rentable que le nettoyage», a-t-il considéré.

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