Transports
La filière éthanol entre dans le débat entre véhicule électrique et hybride rechargeable
Selon la filière française de l'éthanol, le moteur électrique est distancé dans la course à la réduction des émissions de CO2 du fait de l’importance des émissions générées lors de la fabrication des batteries.
Selon la filière française de l'éthanol, le moteur électrique est distancé dans la course à la réduction des émissions de CO2 du fait de l’importance des émissions générées lors de la fabrication des batteries.

La filière de l’éthanol se positionne dans le débat très actuel entre véhicule électrique et hybride rechargeable. Elle s’appuie sur l’Institut Montaigne qui, dans un rapport du 11 octobre, propose de concevoir au niveau européen une réglementation des émissions de CO2 « de la production à la roue et non plus du réservoir à la roue ». Autrement dit, une réglementation qui prenne en compte les émissions sur tout le cycle de vie (y compris la fabrication des véhicules).
La filière, qui rassemble les industriels de l’éthanol, l’AGPM (producteurs de maïs), l’AGPB (blé) et la CGB (betteraves), a publié le 26 octobre une infographie qui compare les 85 g/km de CO2 par un véhicule électrique et les 74 g/km émis par un hybride rechargeable roulant au superéthanol E85, effectuant tous deux 15 000 km sur dix ans.
D’après leurs calculs, le moteur électrique est distancé dans la course du fait de l’importance des émissions générées lors de la fabrication des batteries. Dans le cas d’un hybride rechargeable flexfuel-E85 utilisé pour des trajets de longueurs variées, pour rouler 50% à l’électrique, « il suffit de l’équiper d’une petite batterie assurant une autonomie de 50 km. Celle-ci crée une faible dette carbone de 6 g/km et évite la forte dette carbone (40 g/km) de la batterie huit fois plus grosse équipant un véhicule 100% électrique », explique la filière.