Mobilisation ZNT à Paris : où sont les gardés à vue de la Somme ?
Après la mobilisation qui a eu lieu ce matin, mardi 14 décembre à Paris devant le Conseil d'État, plusieurs agriculteurs d'une délégation de la FDSEA de la Somme restent introuvables à l'heure qu'il est.
Après la mobilisation qui a eu lieu ce matin, mardi 14 décembre à Paris devant le Conseil d'État, plusieurs agriculteurs d'une délégation de la FDSEA de la Somme restent introuvables à l'heure qu'il est.

Ce mardi 14 décembre, dès 6h, près de 300 agriculteurs ont investi la place du Palais Royal, devant le Conseil d’État pour dénoncer un avis concernant les zones de non-traitement (ZNT) et plus largement le fait que les « agriculteurs sont aujourd’hui noyés sous des règles pléthoriques (…) qui compliquent l’exercice du métier », a indiqué Damien Greffin, président de la FNSEA Bassin parisien.
Cette action coup de poing a permis aux agriculteurs d’accrocher des banderoles sur les grilles du Conseil d’État : « Conseil des juges – République des juges ». Des feux de paille et de palettes ont été allumés. La manifestation a été dispersée par la police vers 07h30. Dans la matinée, plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées et des contrôles d’identité ont été effectués, avant d’être placées en garde à vue dans plusieurs commissariats de la Capitale.
Sur les 6 représentants de la FDSEA de la Somme qui participaient à la manifestation placés en garde à vue, 4 ont été relachés, dont la secrétaire générale de la FDSEA Marie-Françoise Lepers, aux environs de 17h. Mais le syndicat départemental reste sans nouvelles de deux de ses adhérents. Selon nos informations, ces deux personnes seraient dans les murs d’un commissariat du 13ème arrondissement.
« Jusque-là l’action s’était déroulée sans aucun heurt et sans aucune dégradation et dans un esprit plutôt bon enfant », a réagi de son côté la FDSEA de l’Oise, dont des adhérents ont également été placés en garde à vue. Le syndicat a ensuite relayé un appel de la FNSEA Nord Bassin Parisien aux agriculteurs « à bloquer à compter de ce soir tous les axes routiers et toutes les voies de chemin de fer dans leur département et ce jusqu’à la levée des gardes à vue... »