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Un semoir à dents pour un semis direct efficace

Pour réussir le semis direct dans ses terres difficiles, Fabien Cockenpot a investi dans un semoir Amazone Primera DMC. Les premières utilisations semblent prometteuses. 

Avec son semoir à dents Primera DMC de chez Amazone, Fabien Cockenpot réussit son semis direct dans des terres  difficiles, à cailloux. Les rouleaux Faca à l’avant du tracteur couchent d’abord le couvert.
Avec son semoir à dents Primera DMC de chez Amazone, Fabien Cockenpot réussit son semis direct dans des terres difficiles, à cailloux. Les rouleaux Faca à l’avant du tracteur couchent d’abord le couvert. 
© D. R.

Comment semer rapidement ses terres difficiles ? Après des années de travail particulièrement laborieux d’une parcelle d’argile à cailloux, Fabien Cockenpot, agriculteur à Mouflers, a fait le pari d’un semoir à dents pour semis direct : le Primera DMC de chez Amazone, d’une largeur de 6 m. «Plus je travaillais cette parcelle, moins j’étais content du résultat. Je me suis dit “autant ne pas la travailler“», confie-t-il. Le premier essais de semis direct au semoir à disques s’est révélé «une catastrophe». «Le disque suit le caillou et la graine reste en surface. J’ai estimé au moins 20 % de pertes à la levée.» Une formation proposée par sa coopérative, Noriap, pousse cependant l’agriculteur à persévérer dans la technique du semis direct. 

Il multiplie le visionnage de vidéos et repère le Primera DMC. «Ce modèle faisait partie d’un essai mené par la Chambre d’agriculture de la Somme. Il s’est révélé le meilleur en termes de résultats à la levée.» Fabien appelle aussi une dizaine de polyculteurs utilisateurs de ce modèle, surtout situés au sud de Paris, et tous le confortent dans son choix. Les aides de la Pac pour l’investissement dans ces techniques ainsi que le PCAE (Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles) et les Maec (contrats de cinq ans) finissent par le décider à investir. Ce bijou de technologie lui a coûté 85 000 €. «Il doit me permettre un meilleur résultat, des économies de gasoil et de temps…» La marque affiche un coût à l’hectare de 11 € «seulement». «Et je compte aussi sur la prestation de service pour le rentabiliser en partie.» .

Reçu en juin, le semoir réalise la plupart des semis des couverts d’interculture et des semis d’automne (blé, colza) de l’exploitation de 151 ha. Il ira aussi à semer l’orge de printemps semences, le trèfle violet, les pois protéagineux… Et le lin fibre de printemps. «J’y crois !», sourit-il. Seules les betteraves semées à 45 cm d’écartement entre les rangs ne pourront pas l’être avec ce semoir à dents. La technique du strip-till sera alors utilisée. Pour l’instant, Fabien est emballé. «Avec un semis à 5 ha/h, le débit de chantier est exceptionnel. J’ai pu tester quatre dates de semis, et même en conditions humides, le résultat est plutôt bon. Les réglages sont très faciles», liste-t-il. L’engin est doté d’une dent tous les 18,75 cm, dont la profondeur, de 0 à 5 cm, est réglée grâce à deux roues de jauge, actionnées à l’aide d’une simple manette. «Chaque rangée de trois dents est indépendante. Même dans mes parcelles en dévers, ce semoir reste précis.» Un minimum de 130 chevaux est recommandé pour tracter le tout, mais Fabien préfère assurer le coup avec 180 chevaux (la puissance est nécessaire pour éviter le bouchage des tuyaux).

 

Deux trémies associées 

Les deux trémies associées lui ont permis de semer des féveroles et du tournesol avec son colza.  «La féverole a un effet allélopathique qui crée un leurre pour les altises. Cette plante est plus intéressante que le trèfle, car semée moins dense, donc la concurrence en eau est plus faible.» Le tournesol, lui, offre un effet parapluie et permet une aération du sol grâce à sa racine pivotante. «Plutôt que des plantes compagnes, on peut aussi envisager un apport d’engrais au semis avec cette double trémie.»

Rare défaut que l’agriculteur trouve à son semoir à dents : «il peut bourrer plus facilement que le semoir à disques quand le volume du couvert est trop important.» Mais il a trouvé une solution efficace en équipant son tracteur de rouleaux Faca à l’avant et en faisant le choix de plantes à port dressé. Certaines adventices, type renouées liseron, ont cependant tendance à s’enrouler autour des roues de jauge. Verdict à la récolte… 

Contact pour la prestation de service (50 /ha) : Fabien Cockenpot au 06 64 87 67 91 ; f.cockenpot@wanadoo.fr

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