FOIRE AGRICOLE
La Foire de Printemps ouvre la saison des foires dans la Somme
Ce dimanche 6 avril a lieu la Foire de Printemps à Poix-de-Picardie. Des animations sont organisées tout au long de la journée par les Jeunes agriculteurs du canton Poix-de-Picardie – Conty. Le concours inter-régional bovins fait aussi son retour.
Ce dimanche 6 avril a lieu la Foire de Printemps à Poix-de-Picardie. Des animations sont organisées tout au long de la journée par les Jeunes agriculteurs du canton Poix-de-Picardie – Conty. Le concours inter-régional bovins fait aussi son retour.

La saison des foires débute dans la Somme. Ce dimanche 6 avril a lieu la Foire de Printemps à Poix-de-Picardie. Au programme, exposition d’animaux et de matériels agricoles par les concessionnaires agricoles locaux.
Les animations sont organisées par les Jeunes agriculteurs de Poix-de-Picardie – Conty. «Une tombola est organisée avec des lots offerts par les concessions agricoles», commente Yann Dartois, président des JA du canton Poix-de-Picardie – Conty. Une exposition de tracteurs anciens est mise en place pour toucher un nouveau public. Une restauration 100 % locale est également assurée sur place, ainsi qu’une buvette. En 2024, 200 kg de frites, 60 kg de jambon grillé, 20 kg de chipolata et merguez et 500 l de bière ont été vendus. «Grâce à la restauration, depuis 2018, on a tous les ans toujours un peu plus de monde.»
Le concours inter-régional bovins Blonde d’Aquitaine, organisé par l’association des éleveurs, est également très attractif. Cette année, seize éleveurs seront présents sur place. «Le concours débute à neuf heures, explique Hervé Breart, président de l’association. On a dix sections à faire passer et quatre prix de championnat : femelle et mâle jeune puis femelle et mâle adulte.» Un concours important puisqu’il peut permettre aux éleveurs de partir sur des concours nationaux. D’autres races bovines seront aussi présentes comme des Normandes, des Highland mais aussi des Prim’Holstein. Deux éleveurs présents au concours de Paris en début d’année viennent présenter leurs vaches lors de la foire. Pour l’agriculteur de Furcigny, la génétique est primordiale et elle constitue un investissement sur le long terme : «On est jamais déçu avec la génétique, on récolte toujours le fruit de notre travail.»
Sensibiliser le public
Depuis l’année dernière, le concours bovin alterne avec le concours ovin. Pour la première édition, 120 moutons étaient présents. L’objectif à atteindre pour 2026 est de deux-cents animaux présents. Un bon moyen de maintenir de la visite sur le site : «Ce sont les animaux qui attirent le plus.» Des volailles, chevaux, ânes et poneys seront exposés le 6 prochain. Contrairement à la foire d’automne, ici, les éleveurs locaux sont privilégiés.
Les foires sont des moments de partage, de convivialité, mais aussi de sensibilisation. «Les gens aiment voir de belles bêtes. Les visiteurs les trouvent belles, mais ce n’est pas pour autant qu’ils mangent local.» Consommer local, est un point primordial de sensibilisation. En dix ans, une perte d’un million de bêtes est à constater en France : «On doit communiquer sur notre métier d’éleveur et sur nos conditions de travail.» D’ici à 2025, il est prévu une perte de 200 000 bêtes sur le territoire.