Faune sauvage
Un loup est bien passé par la forêt de Saint-Gobain
L’animal photographié il y a quelques semaines en forêt de Saint-Gobain en train de dévorer une biche est bien un loup, a confirmé l’Office français de la biodiversité.
L’animal photographié il y a quelques semaines en forêt de Saint-Gobain en train de dévorer une biche est bien un loup, a confirmé l’Office français de la biodiversité.

D’habitude, en cas de doute, on parle pudiquement d’un « grand canidé ». Cette fois, pour qualifier l’animal qui a été surpris en train de dévorer une biche en forêt de Saint-Gobain (02) par un photographe amateur mi-février, l’Office français de la biodiversité (OFB) a confirmé il y a quelques jours à nos confrères de L’Aisne Nouvelle qu’il s’agit bien d’un loup.
L’enquête menée par l’OFB menée sur la base des travaux du réseau loup-lynx et en fonction d’indices relevés sur le terrain a conduit l’Office sur la voie du loup.
Selon la fédération des chasseurs de l’Aisne, mi-mars, plusieurs indices ne laissaient que peu de doutes sur le profil de l’animal : « Le mode opératoire de l'animal (consommation des abats rouges en premier...) et la taille de la proie (autour de 100 kg) laissent un faisceau de présomption important sur l'identité du prédateur. Loup, où es-tu ? », interrogeait ainsi le jeudi 23 mars la fédération des chasseurs.
Si un dispositif de surveillance renforcée a été mis en place, l’OFB appelle toutefois au calme, assurant que « dans le département de l’Aisne, l’événement est pour l’instant un cas isolé ». Compte tenu de la période, la présence de loups en dehors de sa zone historique d’installation – les Alpes du sud en ce qui concerne la France -, n’a rien de surprenant, selon l’OFB ; et de rappeler que « le loup est connu pour sa grande capacité de dispersion (…) Depuis les zones historiques d’installation du loup, où l’espèce se reproduit, des phénomènes de dispersion sont observés principalement au printemps et à l’automne, lorsque les jeunes quittent la meute pour chercher un nouveau territoire où s’établir ».
« Imprévisibles et erratiques », ces mouvements peuvent conduire le loup à parcourir de grandes distances. Toujours selon l’OFB, cité par L’Aisne Nouvelle, « il n’est pas anormal d’observer régulièrement mais ponctuellement des loups solitaires à distance du cœur de population alpin, comme cela a été le cas dans l’Indre, l’Eure-et-Loir, la Somme ou l’Oise. »