Herbophyl’hebdo
Une mise à l’herbe timide
La pousse de l’herbe pour cette semaine est de 34,8 Kg MS/ha/j. Cette augmentation, de 59,5 % par rapport à la semaine précédente, masque de grandes disparités entre les sites, notamment entre le Montreuillois et le Sud de l’Aisne, comme le montre la carte.
La pousse de l’herbe pour cette semaine est de 34,8 Kg MS/ha/j. Cette augmentation, de 59,5 % par rapport à la semaine précédente, masque de grandes disparités entre les sites, notamment entre le Montreuillois et le Sud de l’Aisne, comme le montre la carte.


Selon les endroits, les températures matinales encore froides modèrent la croissance active des graminées.
La gestion du pâturage
Sur les parcelles portantes, il faut faire manger l’herbe disponible, pour favoriser l’accès à la lumière et le tallage des plantes. Attention à ne pas sur-pâturer, la hauteur de sortie doit être de 3 à 4 cm. Le vent accentuant les phénomènes de dessèchement, il est important de conserver une bonne couverture de sol. Il vous est donc conseillé de limiter le temps de présence des animaux dans les parcelles et de garder une part importante de ration à l’auge.
Préparer les animaux à la mise à l’herbe
Comme tout changement dans la ration, la mise à l’herbe demande une transition avec une augmentation progressive des quantités d’herbe offertes aux animaux.
Un apport de fibre au râtelier permet également de sécuriser la ration.
Afin d’éviter le risque de tétanie d’herbage, il est également opportun de faire un apport de 50 g d’oxyde de magnésie/animal, quelques jours avant la mise à l’herbe et jusqu’à deux semaines après.
Pour sécuriser le transit, vous pouvez également apporter de l’argile, à hauteur de 100g par vache.
La flore des prairies en réveil
Parmi les espèces observables en ce moment, on retrouve le vulpin des prés dont les premiers épis ont fait leur apparition (cf. Photo). Il est normalement caractéristique d’un sol riche et de parcelles sous pâturées ou fauchées. Cette graminée a une bonne valeur mais a tendance à s’étendre dans les parcelles qui n’alternent pas assez pâturage et fauche. Nous observons également l’épiaison des pâturins et les premières fleurs de pissenlit.